Face à l’inflation des prix alimentaires, les industriels de l’agroalimentaire «feront leur part», a assuré à l’AFP le président de l’Ania Jean-Philippe André le 27 avril. Le porte-parole de la principale organisation d’industriels «privés» exclut toutefois une renégociation «généralisée». Plus tôt dans la journée, la Première ministre Élisabeth Borne avait appelé les industriels à «répercuter» la baisse de leurs coûts de production dans les prix de vente de leurs produits. La chef du gouvernement vise des «baisses concrètes, tangibles» sur les tickets de caisse d'ici à la fin juin. «Il ne peut pas y avoir des renégociations sur tous les produits», explique Jean-Philippe André. Le président de l’Ania indique que, pour certains produits, les cours des matières premières nécessaires à leur fabrication n'ayant pas baissé sur les marchés mondiaux, une renégociation des prix de vente à la baisse n'était pas envisageable. Il souligne également que certains contrats sur les achats de blé ou de gaz souscrits par les industriels courent sur plusieurs mois, voire une année, avec des tarifs fixés à la signature. «Tant que l'on n'arrive pas à l'échéance, on ne peut pas répercuter la baisse», fait-il ainsi valoir.
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