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Relations commerciales : l’Ania s’insurge contre les centrales d’achat de services

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L’Ania (industriels de l’agroalimentaire) a dénoncé le 12 février les pratiques des centrales d’achat de services devant la commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et des distributeurs. Ces centrales de services sont un « péage » auquel les industriels sont obligés de se soumettre avant même de pouvoir accéder à la centrale d’achat, a expliqué Marie Buisson, directrice juridique et compétitivité de l’Ania. En outre, la réalité des services facturés aux industriels, qui se chiffrent à « plusieurs centaines de milliers d’euros », doivent être contrôlés en ce qui concerne leur « proportionnalité », a-t-elle insisté. En cas de refus d’achat de services, des menaces de déréférencement sont brandies par le distributeur, selon l’Ania. Les centrales d’achat de services, qui existent en fonction des distributeurs à l’échelle locale, nationale et européenne, sont régulièrement dénoncées par les fournisseurs. Ces derniers se disent obligés d’acheter ces services, des données parfois inutiles ou inexploitables, ce que contestent vivement les distributeurs. Or, cette ponction détériore la rentabilité des entreprises. Pierre-Marie Decoret, secrétaire général de l’Ania, a affirmé que le taux de marge nette des IAA françaises était de 3,5 %, particulièrement faible par rapport aux autres industries.