Alors que le gouvernement fait pression sur les entreprises agroalimentaires pour qu’elles revoient leurs tarifs à la baisse, la Fict (charcutiers industriels) demande aux distributeurs de «diminuer leur marge», selon sa présidente Martine Léguille-Balloy. Citée dans un communiqué du 16 mai, l’ancienne députée de Vendée (LREM) rappelle que cette marge est «historiquement élevée sur la charcuterie», avec un taux de marge nette «trois fois plus élevé que la moyenne des autres rayons» (6,9% contre 2,3%), selon l’Observatoire des prix et des marges. Face à un prix du porc à un niveau record, les entreprises de la Fict sont «en grande difficulté», 17 d’entre elles étant «en situation de défaillance économique» (sur 300 adhérents, dont 95% de PME). D’après une enquête interne de la Fict, ses adhérents prévoient une «dégradation de leur trésorerie entre -20% et -75%» au premier semestre. Des difficultés qui provoquent des réductions d’effectifs (pour 75% des entreprises) et des volumes produits (73%). Après avoir rencontré les distributeurs, le ministre de l’Économie recevra les fédérations des industriels de l’agroalimentaire le 17 mai pour leur demander de répercuter les baisses de prix observées sur les marchés de gros.
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