Une étude du CNRS et de l’université de Caen Normandie, présentée au colloque de la Sfer les 6 et 7 juin, apporte un éclairage sur les perspectives de renouvellement agricole selon les formes d’organisation du travail. Parmi les exploitants de 52 à 62 ans, 34% travaillent seuls à temps complet sur leur ferme en 2020, d'après les résultats issus du dernier recensement. Ce profil apparaît comme «le plus vulnérable du point de vue des perspectives de renouvellement» : «De moins en moins de jeunes recherchent la reprise individuelle d’une exploitation, l’organisation du travail y étant plus contraignante en comparaison des structures sociétaires», affirme l’auteur. L’étude dresse leur répartition géographique, via une typologie des cantons selon les formes de collectif de travail pour des exploitants âgés de 52 ans et plus en 2020. La partie méridionale du territoire (à l’exception d’une grande partie du Massif central et des Alpes) montre «une surreprésentation des exploitations individuelles à temps complet et à temps partiel dans les cessions d’activité à venir d’ici 2030». Conclusion de l'auteur: «Le risque est grand de voir ces exploitations individuelles partir à l’agrandissement.»
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