Malgré l’appel des groupes politiques de droite (les conservateurs de l’ECR et la première force politique le PPE), le Parlement européen a validé (par 329 voix contre 275 et 24 abstentions), le 27 février, l’accord interinstitutionnel qui avait été convenu au mois de novembre sur la législation pour la restauration de la nature. Ce texte prévoit la restauration des écosystèmes européens notamment agricoles mais l’objectif initial de 10% d’éléments à forte diversité sur les terres agricoles a été supprimé. Un mécanisme de frein d’urgence contrôlé par la Commission pourra suspendre pour un an au maximum les mesures de cette loi en cas de risque pour la sécurité alimentaire. Pour l’eurodéputée PPE Anne Sander, responsable du texte au nom de la commission de l’Agriculture, cette adoption «est une très mauvaise nouvelle pour les professionnels du monde agricole. Alors que partout en Europe ils protestent contre les difficultés du quotidien et crient leur besoin de reconnaissance».
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