Le retrait des autorisations des produits à base de S-métolachlore confirmé par l’Anses le 20 avril «crée des impasses techniques réelles, prive les agriculteurs d’un outil de production essentiel, et met en péril la capacité de l’agriculture française à produire une alimentation sûre», dénonce la FNSEA dans un communiqué de presse. Alors que l’interdiction n’a pas encore été prononcée au niveau européen, la décision française «crée inévitablement des distorsions de concurrence avec les autres pays européens qui sont, eux, toujours autorisés à utiliser cette molécule». La Première ministre Élisabeth Borne, rappelle le syndicat, a promis «un changement de méthode» sur les pesticides au Salon de l’agriculture, avec une analyse du calendrier des interdictions à venir, et de leurs conséquences. Des engagements que la FNSEA estime «urgent de mettre en œuvre». Et le syndicat majoritaire de conclure en attendant de la puissance publique «qu’elle réaffirme sa volonté de porter une vision stratégique dans les décisions [affectant] notre souveraineté alimentaire».
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