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Santé animale: les dépenses publiques «n’ont cessé d’augmenter» depuis 2016 (étude)

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Dans une étude commandée par le ministère de l’Agriculture, des chercheurs de l’école vétérinaire de Toulouse se sont penchés sur l’évaluation des coûts des maladies réglementées et des effets de la loi européenne de santé animale (LSA, 2016). «Le déploiement de la LSA doit pouvoir se fonder sur une concertation entre pouvoirs publics et représentants des parties prenantes, et demande de mieux définir la marche à suivre pour chaque filière», indique leur rapport, rendu public le 17 juin. La nouvelle réglementation a entraîné un «changement de paradigme» dans la gestion des maladies réglementées en «responsabilisant» davantage les professionnels, est-il expliqué. De fait, les parties prenantes ont pu percevoir «un désengagement de l’État», mais «cette perception ne se traduit pas en matière financière», peut-on lire. «Les dépenses publiques n’ont cessé d’augmenter au cours des dernières années» pour la gestion des maladies animales, poursuit le rapport. Pour l’influenza aviaire, par exemple, «alors que les coûts pesant sur la filière sont similaires entre les épizooties 2016-2017 et 2020-2021, l’engagement financier de l’État a lui, été augmenté de 650%». Afin de fluidifier les échanges, le rapport préconise notamment un «système d’information» partagé sur les «coûts sanitaires» et la désignation d’un référent «Loi Santé animale» par le gouvernement.