Dans son rapport annuel publié le 8 novembre, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les coûts cachés générés chaque année au sein des systèmes agroalimentaires à l’échelle mondiale s’élèvent à quelque 12 000 milliards de dollars. Et d’ajouter que 70% de ce montant (8 100 Md$) sont le fait d’une mauvaise alimentation et liés à des maladies non transmissibles, à l’instar des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et du diabète. Pour l’organisation basée à Rome, cela représente « une menace alarmante » et engendre « des coûts largement supérieurs à ceux causés par la dégradation de l’environnement et les inégalités sociales ». Pour répondre à ces défis, les auteurs recommandent une transformation des systèmes agroalimentaires mondiaux afin qu’ils deviennent « plus durables, plus résilients, plus inclusifs et plus efficaces ». « Cela suppose de sortir du cadre des indicateurs économiques traditionnels tels que le PIB, en s’appuyant sur la comptabilisation du coût complet pour prendre la mesure des coûts cachés », estime la FAO, mais également harmoniser les politiques de la santé, de l’agriculture et de l’environnement.
Abonné