Alors que l’Aude connaît une «dépression silencieuse avancée» face à la sécheresse, le président de la Chambre d’agriculture du département, Philippe Vergnes, a plaidé le 11 mars pour l’autorisation de «forages provisoires avec des engagements juridiquement bornés pour les agriculteurs», qui les interrompraient dès qu'une solution plus pérenne serait mise en place, rapporte l’AFP. M. Vergnes se plaint d’un «exécutif administratif» qui empêche tout projet, prenant l’exemple de celui d’une retenue de 80 000 m3 d’eau dans l’Aude, récemment recalé. «La seule solution aujourd’hui pour nous c’est d’amener de l’eau du Rhône à Barcelone», a-t-il affirmé, évoquant un projet de moyen-long terme qui permettrait d’alimenter l’agriculture du sud-est de l’Occitanie. Les propos de M. Vergnes interviennent à la suite d’une session de la chambre d'agriculture régionale d'Occitanie, où la question de l'eau était sur toutes les lèvres. Fabienne Bonnet, son homologue dans les Pyrénées-Orientales, a de son côté demandé l’autorisation des projets de stockage d’eau qui aujourd’hui «ne rentrent pas dans les cases». Sans intervention de l’État, M. Vergnes craint de voir ces «départements de l’agriculture française rayés» de la carte. «Ce n’est pas entendable : dans cette belle région Occitanie, il y a un désert, (…) et en priorité, il faut sauver les gens qui sont dans le désert», a-t-il précise à l’AFP.
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