La commission technique nationale de biosécurité brésilienne (CTNBio) a donné son feu vert, le 11 novembre, à la mise sur le marché brésilien de farine issue de blés transgéniques dit HB4, cultivés en Argentine par la société Bioceres et ses partenaires céréaliers. Cette décision ouvre la voie à l’arrivée du premier blé OGM sur le marché mondial, alors que Bioceres en cultive pour l'instant 55 000 hectares en Argentine, en principe, dans le cadre d'essais d’ordre scientifique. Bioceres accomplit ainsi un pas de géant auprès du régulateur brésilien, mais passe en force vis-à-vis des acteurs de la filière argentine du blé. «C’est une folie de vouloir mettre sur le marché du blé OGM alors que personne n’en veut, ni les meuniers du Brésil ni aucun autre débouché», s’indigne Fernando Rivara, le président de la Fédération argentine des organismes-stockeurs de grains. «Il s’agit d’un suicide commercial. Les origines concurrentes du blé argentin [qui représente 7% de l’offre sur le marché mondial] s’en frottent les mains». Face à de telles inquiétudes, qui portent sur la réaction des marchés mais aussi sur les risques de dissémination involontaire de blé OGM dans les Pampas, le gouvernement argentin a créé le mois dernier une commission spéciale au sein de l'institut national des semences chargée de suivre le projet de Bioceres.
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