L’UFS (semenciers) a présenté, le 3 novembre, douze propositions aux candidats à l'élection présidentielle de 2022, leur demandant «une vision à moyen terme des politiques publiques, un soutien à l’innovation et un cadre clair pour la production de semences». Sept à dix ans sont nécessaires pour sélectionner et produire de nouvelles variétés, rappelle l’organisation. D’où son appel à «développer une vision à moyen terme des politiques publiques», qui réclame un cadre réglementaire sécurisé, une suppression des distorsions de concurrence au sein de l’UE et une approche systémique. Les entreprises semencières, qui consacrent 13% de leur chiffre d’affaires à la R&D, font aussi des propositions «pour soutenir l’innovation variétale». Elles souhaitent notamment pouvoir utiliser l’édition du génome, et être protégées d’actes de vandalisme «sous prétexte d’OGM cachés». Il s’agit enfin de «garantir un cadre de production de semences conforme aux exigences de qualité». «L’accès à l’eau reste un élément essentiel pour la multiplication de semences afin de garantir leur quantité et leur qualité», illustre l’UFS. Une autre proposition vise à «maintenir l’accès aux solutions de protection des semences en cas d’impasse technique».
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