Répondant à Agra Presse le 4 décembre au matin, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a indiqué que la position du gouvernement concernant la séparation de la vente et du conseil des pesticides devait être dévoilée «par voie d'amendement» à l'occasion de l'examen en séance publique de la proposition de loi sur les «entraves». Avant le vote de la censure, la séance était attendue au Sénat les 17 et 19 décembre, mais ne pourra se tenir en l'absence de gouvernement. Alors que la proposition de loi sur les «entraves» des sénateurs Duplomb (LR) et Menonville (centriste) proposait une suppression pure et simple de ce dispositif émanant de la loi Egalim, le flou persistait encore sur les intentions précises du gouvernement qui vient d'être renversé ; l'exécutif, plus à droite que le précédent, n'était plus tenu, depuis cet été, par la position de l'Élysée, hostile à une suppression. Lors de sa visite au dernier Salon de l’agriculture, fin février, le président de la République avait laissé entendre que cette seconde mesure serait maintenue: «Ce n’est pas celui qui vend les produits phytosanitaires qui peut faire le conseil», avait alors déclaré Emmanuel Macron. Et jusqu'à la dissolution, le gouvernement avait porté l'idée d'un «aménagement» de la séparation, et non d'une suppression. Toutefois, les propositions faites par le CGAAER dans son dernier rapport daté de juin semblent tendre à une quasi-suppression de la séparation.
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