Deux semaines après la présentation au Sénat de la proposition gouvernementale de suppression de la séparations de la vente et du conseil des pesticides, Yves Picquet, président de Phyteis (fabricants de pesticides) a fait part, lors d’une conférence de presse le 13 février, d’une certaine inquiétude quant à la possibilité ré-offerte «uniquement à la distribution et non pas à la société productrice de fournir des conseils». En effet, «toutes nos entreprises travaillent sur des outils d’aide à la décision (OAD)», a-t-il rappelé. Certains OAD alertent simplement sur la pression parasitaire et ne sont de ce fait pas assimilés à du conseil. D’autres peuvent donner plus de précisions: quel produit utiliser, quelle dose, etc. Dans ce dernier cas, ces outils pourraient être assimilés à du conseil, et donc considérés comme incompatibles avec la vente des produits phytopharmaceutiques par les entreprises. «Nous essaierons de travailler avec les autorités pour que, au travers des OAD, nous puissions donner conseil sur le traitement des parcelles», ajoute Yves Picquet. Présenté au Sénat lors de l'examen de la PPL Entraves, l'amendement du gouvernement propose une suppression de la séparation de la vente et du conseil, à l'exception des fabricants. Mais il prévoit qu'un décret précise le sort de certaines situations de «conflits d'intérêt», dont le contenu n'est pas encore connu.
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