Abonné

Spiritueux : la Chine prolonge au 5 juillet son enquête antidumping visant l'UE

- - 2 min

La Chine a annoncé le 2 avril prolonger son enquête antidumping sur les importations de brandys en provenance de l'UE pour trois mois, quelques jours après le report de l'application définitive de droits de douane supplémentaires chinois sur le cognac. Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce a expliqué qu'« étant donné la complexité de l'affaire », l'enquête était prolongée jusqu'au 5 juillet. A l'automne, Pékin avait annoncé l'imposition de « mesures antidumping temporaires » sur les brandys importés de l'UE, dont le cognac, vues comme une riposte à une procédure similaire de Bruxelles sur les subventions aux voitures électriques produites en Chine. Ces mesures antidumping temporaires de Pékin imposent aux importateurs de brandys européens de déposer auprès des douanes chinoises une caution, qui peut prendre la forme d'une garantie bancaire depuis la mi-novembre. Un coup dur pour le cognac. La filière est particulièrement dépendante des exportations, qui représentent 98% de ses ventes, pour un montant de 3,35 Md€, avec comme premier client les Etats-Unis (38% des expéditions), devant la Chine (25%). Ses pertes, avec celles de l'armagnac, sont évaluées à 50 M€ par mois depuis l'instauration à l'automne des taxes antidumping chinoises.