Des planteurs de canne à sucre guadeloupéens de l’île de Nord Grande-Terre ont manifesté le 5 avril pour demander la renégociation des tarifs de la tonne de canne, malgré une convention signée entre acteurs de la filière, l’État et les collectivités majeures. «Nous souhaitons négocier à nouveau le tarif, car nous ne nous y retrouvons pas», a précisé à l’AFP Willem Monrose, un des porte-paroles des planteurs mobilisés devant l’usine de Gardel. «Le calcul du coût de revient de la production donne un tarif plus élevé que celui qui a été signé dans la convention 2023-2028», ajoute Willem Monrose, arguant qu’on leur promet «84,33 €/t», alors que leur calcul «montre plutôt un besoin de rémunération à hauteur de quelque 150 €». La nouvelle convention canne, qui fixe le montant des aides publiques allouées aux industriels et planteurs ainsi que le prix de la canne achetée par les sucriers aux planteurs, a été signée le 1er avril. «Les soutiens directs de l’État et de l’Europe s’élèvent annuellement dans cette nouvelle convention à 55,6 M€, dont 27 M€ pour les planteurs et 28,6 M€ pour les industriels», a détaillé la préfecture de Guadeloupe dans un communiqué.
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