Limiter les «importations toxiques»: la Coordination rurale (CR), dont le congrès s’est tenu le 2 décembre autour de ce thème, a reçu un écho positif de Julien Denormandie, lui-même favorable aux clauses miroirs dans les accords de commerce international. Il s’agit de «mettre un terme aux importations toxiques à travers les clauses miroirs», a déclaré le président Bernard Lannes, citant la promesse d’Emmanuel Macron en vue de la présidence française de l’UE au premier semestre 2022. La CR réclame précisément «des clauses de sauvegarde pour chaque produit phytosanitaire ou mode d’application interdit en Europe», à la fois sur les productions agricoles venant des pays tiers et de l’Union européenne. Et de souligner l’efficacité d’une telle mesure, comme en 2016 pour le diméthoate en production de cerise. «J’ai une priorité absolue» dans le cadre de la présidence française de l’UE, a affirmé Julien Denormandie: obtenir des «clauses miroirs sur les antibiotiques de croissance.» Selon lui, «les lignes sont en train de changer là-dessus» entre les Etats membres. «Aujourd’hui, à l’initiative de la France, on met ce sujet de la réciprocité» sur la table.
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