La Commission européenne a annoncé le 5 avril avoir conclu que les aides d’État à l'investissement octroyées à certaines grandes entreprises agricoles tchèques en 2017 et 2018 n'étaient pas conformes aux règles de l'UE. À l'issue de son enquête approfondie, Bruxelles a constaté que les grandes entreprises agricoles concernées avaient reçu des aides sur la base de régimes qui n’auraient dû bénéficier qu'à des petites et moyennes entreprises. La Tchéquie doit à présent récupérer sans délai les aides incompatibles, y compris les intérêts. C’est la République tchèque qui a la charge d’identifier toutes les grandes entreprises qui ont bénéficié de ces aides illégales, «par conséquent, le montant total à récupérer n'est pas connu à ce stade», précise la Commission européenne. L'ancien Premier ministre Andrej Babis lui-même, notamment propriétaire jusqu’en 2017 du groupe agrochimique Agrofert, a ainsi bénéficié, au travers de multiples sociétés, de plus de 40 millions d’euros de subventions en 2018.
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