Un temps envisagée par la ministre du Travail Catherine Vautrin, la possible exception des travailleurs saisonniers à la réforme de l’assurance chômage n’aurait plus lieu d’être, croit savoir le journal Les Echos, d'après un article publié le 8 juin. Ces salariés devront justifier de huit mois d'activité (176 jours) sur les 20 derniers mois pour être indemnisés. Le quotidien évoque une étude de l’Unedic à paraître sur les saisonniers ayant ouvert des droits à l'assurance-chômage avec au moins un contrat saisonnier en 2022. La durée moyenne prise en compte était de 83 jours. «Sauf qu'un grand nombre de saisonniers complètent leurs revenus avec d'autres contrats de travail, leur permettant potentiellement de justifier des 176 jours», soulignerait l’Unedic. Un rapport du CGAAER (ministère de l’agriculture) paru en 2023 avait détecté des impacts potentiels sur l’accès à la main-d’œuvre, et plus généralement sur l’attractivité du secteur. Ses auteurs avaient estimé qu’environ 100 000 travailleurs saisonniers en agriculture avaient «souffert» de la dernière réforme de l’assurance chômage «à durée d’activité équivalente». Le gouvernement entendait prendre un décret le 1er juillet (entre les deux tours des élections législatives annoncées le 9 juin) pour une entrée en vigueur de la réforme au 1er décembre.
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