Après le vote des ambassadeurs de l’UE du 9 janvier, l’inévitable perspective d’une signature de l’accord UE-Mercosur a, comme attendu, engendré des réactions partagées parmi les représentants de la filière agroalimentaire européenne. « Pas de surprise », pour les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) qui considèrent l’accord comme « fondamentalement déséquilibré et imparfait dans son essence même » malgré les derniers ajustements proposés par Bruxelles. Même sentiment dans la filière européenne du sucre (industriels et betteraviers) qui évoque de mesures de sauvegarde purement symboliques, « sans pertinence pratique pour les opérateurs ». De son côté, l’association européenne des transformateurs de volaille (AVEC) exhorte à présent le Parlement européen à rejeter le texte. A contrario, l’association laitière européenne (EDA) salue la validation d’un accord « qui ne manquera pas d'apporter croissance économique et résilience à l'Europe ». Pour les entreprises vins de l’UE (CEEV), l’application de ce traité commercial permettra de « renforcer les relations commerciales avec des partenaires de confiance » à une époque marquée par une incertitude géopolitique et économique croissante.
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