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UE-Mercosur : malgré l’engagement précédent de Bruxelles, l’application provisoire inquiète

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La décision de dernière minute de la présidence chypriote du Conseil de l’UE de retirer du vote des ambassadeurs la déclaration garantissant l’aval du Parlement européen avant l’application provisoire de l’accord UE-Mercosur, continue de susciter de l’inquiétude. « Stop au déni démocratique ! », martèle le 9 janvier sur le réseau social LinkedIn, l’eurodéputé centriste belge Benoît Cassart. « C’est incompréhensible ! », s’exclame le même jour son collègue Français Pascal Canfin sur le réseau social X. La Commission européenne s’était, en effet, engagée à ne pas outrepasser l’hémicycle européen. Dans un courrier de novembre 2025 adressé à la commission du Commerce international, vu par Agra, la directrice générale du Commerce à la Commission européenne, Sabine Weyand, tentait de rassurer Strasbourg sur les intentions de Bruxelles. Elle indiquait notamment qu’une application provisoire de l’accord commercial UE-Mercosur serait contraire à l'esprit de l'accord-cadre entre les institutions européennes et aux engagements du commissaire responsable, Maros Sefcovic. Selon elle, cette possibilité visait uniquement à répondre à la situation spécifique des pays du Mercosur ou la ratification doit être menée par chacun des quatre individuellement. Interrogée par Agra, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a indiqué ne pas souhaiter d'application provisoire. Elle espère en revanche que le Parlement européen soit consulté « en bonne et due forme ».