Malgré les tentatives de l’exécutif européen pour rassurer, l’annonce de l’adoption de l’accord commercial UE/Mercosur, le 3 septembre, a recueilli des réactions contrastées tant chez les représentants professionnels de l’agroalimentaire que chez les Etats membres ou les eurodéputés. Si le Copa-Cogeca (syndicat majoritaire européen) avait prévenu en amont quant au « passage en force politique » de la Commission européenne sur ce sujet, il a été rejoint par la Cibe (betteraviers européens) qui appelle au rejet de l’accord. A contrario, le secteur européen des boissons alcoolisées, SpiritsEUROPE (spiritueux) et le CEEV (entreprises vins), particulièrement touchés par les surtaxes américaines, voient en ce traité une opportunité d’étendre leurs marchés. Parmi les Etats membres, si la position de la France sur ce sujet pourrait être amenée à évoluer, l’Espagne (en faveur) et la Pologne (contre) maintiennent les leurs. Au Parlement européen, l’appartenance à un groupe politique n’est pas un gage de réaction uniforme. C’est notamment le cas chez les centristes de Renew où le Français Pascal Canfin et le Belge Yvan Verougstraete évoquent la possibilité d’un recours juridique contre l’accord, au même titre que la Française Manon Aubry (la Gauche), tandis que leur groupe politique salue le début du processus de ratification formelle.
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