Après l’Autriche et les Pays-Bas, la France se trouve un nouvel allié dans sa lutte contre l’accord commercial UE-Mercosur. A l’occasion d’une réunion de son gouvernement le 26 novembre, le premier ministre polonais Donald Tusk, par ailleurs ancien président du Conseil européen, a confirmé que son pays s’oppose «dans les termes actuelles» à l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, notamment en matière agricole. Il faut dire qu’à l’instar des Français, les agriculteurs polonais ont entamé des mouvements de protestation. Ils ont ainsi bloqué le 23 novembre un important poste frontalier avec l'Ukraine, à Medyka, pour s’opposer à la politique du gouvernement mais également dénoncer l'accord UE-Mercosur. Ce mouvement avait été lancé aussi «en signe de solidarité avec les agriculteurs occidentaux», avait alors déclaré à l'AFP Roman Kondrow qui dirige l'organisation «La campagne dupée». Venu à leur rencontre, le ministre de l’Agriculture Czseslaw Siekierski avait alors pris des engagements en échange d’une suspension des blocages jusqu’au 10 décembre. «Annoncé dimanche - fait mardi!» s’est-il ainsi réjoui dans un message de réaction sur le réseau social X. Une décision polonaise dont s'est félicitée Annie Genevard, le 26 novembre, lors du débat sur l'accord à l'Assemblée nationale.
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