Le ministre brésilien de l'Agriculture a apporté le 25 novembre son soutien aux entreprises du secteur de la viande dans leur décision de ne plus approvisionner les magasins du groupe Carrefour dans le pays, selon l’AFP. «Je suis heureux de l'attitude de nos fournisseurs. Si pour le peuple français, il ne faut pas que Carrefour achète de viande brésilienne, que Carrefour cesse d'acheter de la viande brésilienne pour ses magasins au Brésil», a déclaré le ministre Carlos Favaro à la chaîne Globonews. De son côté, le président de la Chambre des députés du Brésil, Arthur Lira, a fustigé le «protectionnisme européen, surtout de France vis-à-vis du Brésil». La controverse a débuté le 20 novembre, quand le p.-d.g. de Carrefour, Alexandre Bompard, a écrit au syndicat agricole majoritaire FNSEA que la chaîne de supermarchés «ne vendra aucune viande provenant du Mercosur». Une annonce liée à l'opposition de la France au projet d'accord commercial UE/Mercosur, sur fond de manifestations d'agriculteurs français qui craignent que cet accord n'ouvre la porte à une concurrence déloyale. Le groupe français avait néanmoins souligné que son refus de vendre de la viande issue des pays du Mercosur ne s'appliquait qu'aux magasins Carrefour en France. Mais cette annonce a suscité une vive indignation au Brésil, notamment de la part du puissant secteur de l'agro-négoce.
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