L’enjeu de la crise ukrainienne dans le secteur agricole «concerne plutôt ses effets sur les cours mondiaux qu’une inquiétude sur l’approvisionnement de la France», indique l’entourage du président de la République le 24 février. Car l’Hexagone, rappelle-t-on, est «indépendant», avec une production de blé tendre de 35 Mt en 2021-2022, à comparer aux 230 000 t importées la même année. Dans l’immédiat, la situation «pourrait même bénéficier à la France, en lui ouvrant quelques marchés», reconnaît Sébastien Windsor, président de l’APCA (chambres d’agricultures). Mais dans les autres filières, la hausse des cours va aussi, selon lui, «continuer à déstabiliser l’élevage, et notamment le porc et la volaille». Autres inconnues: les conséquences sur l’énergie et les engrais, ainsi que les éventuelles sanctions commerciales qui pourrait être prises d’une part comme de l’autre, avec des effets à craindre sur le lait et les spiritueux. «Personne ne peut dire combien de temps ça va durer, mais ça pourrait être très destructeur pour certaines filières», prévoit Sébastien Windsor. Sur le volet énergie au moins, «le gouvernement interviendra s’il le faut», rassure-t-on à l’Élysée.
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