Cinq organisations, dont la Confédération paysanne, la Fnab (producteurs bio), UFC-Que Choisir, France Nature Environnement et le Réseau Action Climat dénoncent dans un communiqué du 19 octobre un débat «totalement déséquilibré au bénéfice des irrigants et de la vision la plus intensive de l’agriculture» dans le cadre du Varenne agricole de l’eau et du changement climatique. Concernant la gestion de l'eau, «vouloir traiter de son “volet agricole" de façon déconnectée des autres usages et des milieux, constitue un vrai recul par rapport aux conclusions des Assises de l’Eau de 2019», insiste FNE, qui a refusé d’assister aux travaux du Varenne. Les organisations estiment toutefois que «de nombreuses parties prenantes ont été délibérément écartées des groupes de travail», dont des syndicats agricoles ou des organisations environnementales. Alors que certaines filières ont rappelé leur attachement aux NBT ou à l’importance d’éviter les impasses techniques en cas d’interdiction de certains pesticides, Réseau Action Climat estime de son côté que «les solutions existent déjà sur le terrain: l’agroécologie, dont l’agriculture biologique, les haies, les prairies permanentes, la diversification des cultures… ».
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