Instaurée par un arrêté du 21 février, l'interdiction d'importer et de commercialiser des viandes issues d'animaux ayant reçu des antibiotiques comme facteur de croissance est entrée en vigueur le 22 avril. Selon le texte, les «exploitants du secteur alimentaire et du secteur de l'alimentation animale» doivent désormais s'assurer que les viandes et produits à base de viande qu'ils importent des pays tiers respectent cette interdiction (collecte d'informations, évaluation et atténuation du risque de présence d'antibiotiques). Les opérateurs avaient un délai de deux mois pour se préparer. Cette interdiction hexagonale anticipe l’entrée en vigueur de l’article 118 du règlement de l’Union européenne sur les médicaments vétérinaires de décembre 2018, qui n'a toujours pas été appliqué. Première filière concernée, la volaille de chair demande – par la voix de son interprofession Anvol – une «augmentation des contrôles par les pouvoirs publics», ainsi qu'une interdiction «étendue» au niveau européen. Les produits importés sont contrôlés au niveau de leur point d'entrée dans l'UE, or «la plupart des importations de volailles ne rentrent pas directement en France, mais passent par Rotterdam», d'après Jean-Michel Schaeffer, le président d'Anvol.
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