Dans un communiqué du 5 décembre, L214 annonce le dépôt d’un référé-suspension contre un arrêté de la préfecture de Savoie qui a levé plus tôt que prévu la suspension de l’abattoir de Maurienne, épinglé par l’association pour des manquements à la réglementation sur le bien-être animal. Le 15 novembre, après la publication d’une vidéo de L214, la préfecture a publié un arrêté suspendant l’agrément de l’abattoir pour trois mois. Les pouvoirs publics fixaient alors quatre conditions à sa réouverture: transmission des «modes opératoires normalisés», programmation et description du contrôle interne, transmission du plan de maintenance du matériel d’étourdissement et définition des conditions d’abattage. Le 1er décembre, la préfecture de Savoie a fait paraître un nouvel arrêté levant temporairement la suspension de l’usine et fixant les quatre mêmes conditions pour une réouverture définitive. «Le préfet fait fi de ses propres mesures», résume L214, estimant que les «dysfonctionnements» n’ont «pas été résolus par l’abatteur». À la veille des fêtes de fin d’année, «tout porte à penser que ce sont les intérêts économiques de quelques-uns qui ont suscité cette réouverture précipitée», avance son cofondateur Sébastien Arsac, cité dans le communiqué.
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