Abonné

Viande in vitro: la France, l’Autriche et l’Italie demandent une étude d’impact global

- - 1 min

L’Autriche, la France et l’Italie ont demandé le 23 janvier, lors de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles, à la Commission européenne de présenter une évaluation d'impact complète et factuelle sur la viande artificielle (sanitaire mais aussi éthique, sociale et économique) avant toute autorisation de vente et de consommation dans l’UE. Une dizaine de délégations (Espagne, Pologne, Portugal…) ont soutenu l’initiative. Ces pays considèrent la production de viande de laboratoire comme une menace pour le modèle agricole européen et préviennent que ces produits ne devront «jamais être présentés ou confondus avec des aliments authentiques» et donc appelés «viande». Aucune demande de mise sur le marché de viande in vitro n’a pour le moment été déposée dans l’UE, a rappelé la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides. La viande in vitro est réglementée par le législation sur les nouveaux aliments imposant une procédure d’évaluation des risques par l’Autorité européenne des aliments (Efsa).