Réagissant à la ratification, la veille par le Parlement européen, de l’accord commercial UE/Chili, Interbev a dénoncé «un nouveau danger économique pour le secteur» dans un communiqué du 1er mars. Le texte prévoit «l’augmentation de quotas d’importation pour les viandes ovines (+4000 tonnes) et bovines (+2000 tonnes) avec des droits de douanes réduits», selon l’interprofession bétails et viande, qui dénonce «l'absence de clauses miroir». Son président Jean-François Guihard s’élève contre une «véritable trahison», rappelant que «le président de la République affirmait encore il y a quelques jours qu’il n’y aurait plus aucun accord de libre-échange sans clauses miroir». « «Avec cette décision, les institutions européennes font fi de la révolte qui gronde partout en Europe», s’émeut Patrick Bénézit, président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), cité dans un communiqué distinct. Quant à la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA), elle indique que «de nombreux eurodéputés de la majorité présidentielle» ont voté pour l’accord. Alors que les derniers accords de libre-échange (Chili et Nouvelle-Zélande) débouchent sur «20% d’augmentation des quotas d’importation pour la viande ovine», la FNO demande un mécanisme de «single pocket» (enveloppe globale) et une clause de sauvegarde dans l’ensemble des accords commerciaux.
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