Les professionnels vont accélérer l’innovation dans les AOC (appellations d'origine contrôlée), pour qu’elles tiennent compte des demandes croissantes des viticulteurs d’expérimenter des techniques nouvelles, a montré le congrès de la Cnaoc (confédération des AOC viticoles), qui s’est tenu près de Toulon le 28 avril. Début 2021, l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) avait institué l’expérimentation de variétés d’intérêt à fin d’adaptation (Vifa) dans les AOC, à condition qu’elles représentent au maximum 5% de l’encépagement de l’exploitation. «Nous voulons dupliquer ce système des Vifa pour que les AOC restent novatrices. Nous allons faire évoluer la réglementation», a déclaré Christian Paly, président du comité national des AOC viticoles de l’Inao. Mandat a donc été donné à la commission scientifique et technique de ce comité de «dupliquer le système des Vifa». En effet, a ajouté Marie Guittard, directrice générale de l’Inao, «il n’est pas question de muséifier les AOC. Il nous reste à transformer les orientations que nous appelons de nos vœux en textes règlementaires», a-t-elle précisé. Et de mentionner plusieurs techniques qui bousculent les règles en place, telles l’irrigation de la vigne en cas de stress hydrique, l’agrivoltaïsme, le désherbage électrique et le bâchage des vignes face au gel. «Il ne faut rien s’interdire en matière d’expérimentation, mais en faisant le moins de bêtises possible», a tenu à modérer Christian Paly.
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