Le stand de FranceAgriMer couvert de traces de mains rouges remplies de lie : au Sival d’Angers, la Confédération paysanne a vertement manifesté le 14 janvier contre le plan national d’arrachage de vignes. Le syndicat dénonce un dispositif «qui pousse à la liquidation des fermes, plutôt que d'utiliser cet outil pour une restructuration cohérente du vignoble», selon un communiqué. Et d’appeler à ce que l’arrachage soit «mieux réparti sur l'ensemble du vignoble» et que «les petites structures ne soient pas les seules à participer à l'effort de régulation». Dans son manifeste, l’organisation réclame une aide à l’arrachage comme «outil de régulation et d’orientation de la filière» : 10 000 €/ha pour les 5 premiers hectares, puis 4 000 €/ha en priorisant le départ anticipé à la retraite, les terres à caractère gélif, celles infestées par la flavescence dorée et celles où il est possible de faire d’autres cultures. FranceAgriMer a condamné, dans un communiqué, les dégradations sur son stand. «C’est après plusieurs mois d’étroite concertation entre les pouvoirs publics et la filière vitivinicole, et après une enquête auprès des bénéficiaires potentiels, que le dispositif de réduction définitive du potentiel de production viticole a été déployé», rappelle l’établissement national.
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