Après une opération pionnière de Dom Perignon en octobre dernier, de nombreuses start-up se lancent dans l'utilisation des NFT (non fongible token) pour la commercialisation de bouteilles de vin haut de gamme. «On voit énormément de start-up qui se créent, quasiment une tous les deux, trois jours, dans le secteur des NFT et du vin», a déclaré Laurent David, président de la Wine Tech (association de start-up) à l'occasion du LFDay le 14 juin. Son association va d'ailleurs organiser un évènement dédié à ce sujet le 5 juillet à Montrouge. Il existerait déjà une vingtaine de start-up lancées sur ce créneau en France, selon Laurent David. Tendance très récente née dans le monde de l'art contemporain, la création de NFT consiste à produire des certificats d'authentification d'un objet numérique (p.ex. image, message posté sur un réseau social...) grâce à la technologie blockchain. Dans le cas du vin, la certification d'un double numérique d'une bouteille, associé à l'objet physique par une puce RFID, ouvrirait plusieurs usages: lutte contre la fraude, facilitation de la revente d'une bouteille (avant même sa livraison), communication... «Nous pensons que le recours aux NFT sera massif dans le vin d'ici deux à trois ans», assure Laurent David.
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