En marge de son congrès le 25 avril, le président de la Cnaoc (vignerons en AOC) Jérôme Bauer s’est montré impatient de voir la France notifier à Bruxelles un dispositif national d’arrachage. «Il faut qu’on arrache des vignes en France, a-t-il confié à la presse. Ça doit aller très vite. Dès la levée de la prochaine récolte, un dispositif doit être ouvert.» Marc Fesneau avait, le 31 janvier, mis 150 M€ sur la table pour un arrachage temporaire ou définitif «jusqu’à 100 000 ha». Invitée le 25 avril par la Cnaoc, Catherine Geslain-Lanéelle, directrice de la stratégie à la DG Agri (Commission européenne), a dit n’avoir reçu aucune demande officielle de la France. «Bruxelles doit être saisie officiellement dans les plus brefs délais, réclame Jérôme Bauer. Ça fait plusieurs mois que la filière exprime une demande partagée d’un dispositif permettant l’arrachage, soit temporaire, soit définitif.» A l’occasion des prochaines élections européennes, les confédérations des producteurs de vins AOC (Cnaoc) et IGP (VinIGP) ont lancé le 25 avril une campagne de mobilisation commune. Une de leurs propositions est le maintien d'«outils de gestion du potentiel de production (comme l’arrachage) afin de réguler nos marchés».
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