A l’instar du lancement par les Vignerons engagés d’un guide en cas de fortes chaleurs, des standards sociaux doivent être mis en place dans la filière vin, selon une étude des impacts du changement climatique sur la santé au travail. 80 % des vignerons et saisonniers enquêtés jugent être soumis à des risques physiques (perte de conscience, maux de tête, vertiges, nausées et vomissements), a souligné le 14 janvier Caroline Véran, fondatrice de Croissance bleue, lors d’une présentation à la presse. Parmi les recommandations de l’étude Cliseve (Climat, Santé et Vignobles), l’agence propose de mener des actions concertées au sein de la filière, comme le lancement de chartes de bonnes pratiques, l’ajout de critères sociaux dans les cahiers des charges Siqo (Signes d'identification de la qualité et de l'origine). Croissance bleue, qui a mené ses travaux avec le laboratoire Lapa-Research, relève «un manque de prévention et d’adaptation du travail face aux risques santé-climatique», notamment lié à «l’effacement de l’humain face aux contraintes techniques, économiques et réglementaires». Exemples, 41 % des sondés réclament un accès continu à l’eau potable, deux sur trois demandent un palier de température (35°, d’après le consensus) au-dessus duquel il y aurait interdiction de travailler.
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