Quelques jours avant son expiration, l’interprofession des volailles de chair Anvol demande la pérennisation du décret rendant obligatoire l’affichage de l’origine de la volaille crue servie en restauration, a-t-elle indiqué lors d’une conférence de presse le 20 février. Ce texte paru en janvier 2022 a instauré une expérimentation qui prendra fin le 29 février 2024. Après avoir rencontré le ministre de l’Agriculture le 20 février, le président d’Anvol, Jean-Michel Schaeffer, dit avoir «bon espoir» qu’un texte pérenne paraisse «dans les prochains jours». Au-delà la pérennisation, la filière volailles veut aussi que la mention du pays d’origine devienne obligatoire (et non la mention «UE» ou «non UE»), et que l’affichage s’applique aux produit transformés (ce qui nécessiterait une modification du règlement européen sur l'information des consommateurs). «Il faut que le dispositif soit accompagné d’une campagne de sensibilisation courageuse de la part des pouvoirs publics», a ajouté M. Schaeffer. Faute d’information, seuls 15% des restaurateurs appliquent l’obligation, selon une enquête Roamler pour l’APVF parue en juin 2023. Avec deux tiers des volailles consommées en France, la restauration est le segment de marché le plus dynamique, mais aussi celui qui repose le plus sur la volaille importée.
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