L’interprofession des volailles de chair (Anvol) appelle la France à «opposer son veto» au projet de révision des normes européennes de commercialisation, qui «fait peser de lourdes menaces sur la production de volailles fermières élevées en plein air», d’après un communiqué du 25 janvier. Alors que seules cinq mentions valorisantes sont aujourd’hui autorisées*, Bruxelles prévoit de «supprim[er] l’exclusivité de cette liste fermée». L’interprofession craint de voir «se multiplier des mentions fantaisistes pour qualifier les modes d’élevages, sans aucun cadre ni contrôle». Et de dénoncer une orientation qui va à l’encontre» des stratégies européennes du Pacte vert et De la fourche à la table, qui «visent à soutenir la production locale et durable». «Ce projet met en danger l’avenir, non seulement des éleveurs, mais aussi de tout le tissu économique qui en découle», ajoute Anvol, rappelant que les volailles plein air représentent «5000 éleveurs et 10 000 collaborateurs» en France. Les discussions entre Bruxelles et les États membres – qui portent sur l'ensemble des productions agricoles – prendront fin le 2 février. Le sujet sera ensuite sur la table du Conseil des ministres européens de l’Agriculture en avril. * «Alimenté avec X% de …», «Élevé à l’intérieur - système extensif», «Sortant à l’extérieur», «Fermier - élevé en plein air», «Fermier - élevé en liberté».
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