Après la publication des nouveaux textes sur les zones de non-traitement (ZNT) le 26 janvier, l’association des maires anti-pesticides retournera auprès du Conseil d’État demander leur annulation, indique un communiqué le 27 janvier. Principale critique: la révision des autorisations de mise sur le marché demandée à l’Anses pour les produits classés CMR2 (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques), «une belle façon de se dérober à l’obligation de réglementer», selon les édiles. «Cette démarche se pose comme une totale inversion du principe de précaution», poursuivent les maires. Citant des résultats de chercheurs néerlandais et de Générations futures, l’association d’élus estime également que «de nombreuses études mettent en évidence que des résidus de pesticides sont observés à plus de 100 mètres de la zone d’épandage». «Malgré l’intervention du pouvoir réglementaire, force est de constater que nous sommes en janvier 2022 dans la même situation qu’en décembre 2019», déplorent les maires. L’association des maires anti-pesticides est représentée par l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage.
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