Fortement touchée en 2022 et 2023, la Vendée compte désormais trois foyers confirmés d’influenza aviaire. Des cas qui restent sporadiques, loin des flambées des années précédentes.
Avec neuf foyers confirmés au 10 janvier au niveau national, les aviculteurs échappent pour l’heure aux dévastatrices flambées d’influenza aviaire qu’ils avaient connues les années précédentes. La prudence reste toutefois de mise, notamment en Vendée : un nouveau cas y a été confirmé le 10 janvier, dans un élevage de dindes à Beaurepaire, près des Herbiers. C’est le troisième dans ce département stratégique, premier producteur de volailles en Pays de la Loire. Les deux précédents avaient été confirmés le 2 janvier à Notre-Dame-de-Riez, puis le 5 janvier à Commequiers, à six km de là (foyer secondaire en lien épidémiologique). Il s’agissait des premiers cas sur des canards vaccinés.
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Ces cas sporadiques ne sont pas surprenants : le virus de l’influenza aviaire est présent dans toute l’Europe. Et le but de la vaccination est surtout de protéger les animaux et prévenir la propagation de la maladie, mais elle n’empêche pas son introduction. D’après des chiffres communiqués le 3 janvier lors d’une réunion organisée par le Cifog (interprofession du foie gras), plus de 9,7 millions de canards (mulards et à rôtir) ont été vaccinés depuis le début de la campagne de vaccination en octobre. Parmi eux, au 18 décembre, plus de 6,6 millions ont reçu une deuxième dose. Une troisième dose a également été rendue obligatoire pour les canards mulards dans les zones les plus denses (Adour et Vendée militaire).
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Prévention toujours basée sur la biosécurité
Professionnels et pouvoirs publics le répètent à l’envi depuis des mois : le vaccin est un outil complémentaire, et la prévention reste basée sur la biosécurité, en particulier sur la mise à l’abri des animaux. Celle-ci est devenue obligatoire pour l’ensemble des volailles depuis que la France est passée en risque « élevé » le 5 décembre 2023. Sur le plan réglementaire, 31 arrêtés parus au Journal officiel le 5 janvier et le 7 janvier suspendent l’obligation d’élevage en plein air pour autant de volailles sous IGP (indication géographique protégée, signe de qualité couplé dans ce cas à un Label rouge). En vigueur jusqu’au 31 mai, cette disposition s’applique, de manière rétroactive, depuis le 29 novembre 2023. Ces textes permettent de maintenir les estampilles IGP et Label rouge sur les volailles élevées durant cette période malgré l’obligation de mise à l’abri des animaux. Ils concernent des volailles de chair (poulets, canards, dindes et leurs déclinaisons), les canards à foie gras du Sud-Ouest IGP, ainsi que les œufs de Loué.