Dans une étude diffusée le 11 décembre, le Crédit agricole, Invivo, Sofiproteol et Unigrains ont modélisé, avec McKinsey, ce que pourrait devenir la rentabilité des exploitations françaises conventionnelles à horizon 2050, selon trois scénarios (voir les résultats détaillés dans Agra presse). Dans un scénario dit «d’adaptation retardée» (+2,3°C), les rentabilités (EBE) par hectare chutent si les pratiques n’évoluent pas, de 5 à 72% selon les types de fermes. Les grandes cultures irriguées du Sud et celles du Grand Est seraient très touchées. La dynamique est différent à l'échelle de l'exploitation, dont la taille va grandir : seuls quatre systèmes sur neuf voient leur EBE reculer. Les trois archétypes liés à l’élevage (bovin viande, lait et polyculture) progressent même, grâce à l’agrandissement qui bénéficie aux cultures de vente.
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