Le ministère de l'Agriculture regrette, dans une réaction à la proposition de renouvellement de l’autorisation européenne du glyphosate, certains des choix faits par la Commission européenne. Sa principale critique porte sur les méthodes alternatives qui devraient, selon la France, être rendues plus contraignantes. Bruxelles suggère en effet dans son projet de règlement que les Etats membres «peuvent» fixer des conditions ou des restrictions d'utilisation s'il existe d'autres méthodes pratiques de contrôle ou de prévention des adventices ayant moins d'impact sur la biodiversité que le glyphosate, tout en tenant compte de leurs conditions agro-environnementales locales. Mais pour Paris, lorsque ces méthodes alternatives seront disponibles leur déploiement devrait être «harmonisé au niveau européen» et non pas laissé au bon vouloir de chacun. La France demande également, afin de répondre aux interrogations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur certaines lacunes dans les données, à la Commission européenne d’accélérer la mise au point de méthodes d’évaluation des risques pour la biodiversité.
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