Afin de réduire le risque d’influenza aviaire, les Pays de la Loire «pourraient appliquer à l’hiver prochain le même dispositif» que le «plan Adour», mis en place dans le Sud-Ouest en 2022-2023, indique Joël Limouzin, président de la chambre régionale d’agriculture, à Agra Presse le 24 février. Pour l’heure, les Pays de la Loire, deuxième producteur français de volailles, se sont uniquement inspirés de la méthodologie d’évaluation du risque utilisée dans le plan Adour afin de bâtir un plan de repeuplement échelonné au printemps. Résultat: dans les 45 communes les plus denses de la zone, les éleveurs de palmipèdes (réputés plus à risque) devraient attendre le 15 mai – voire le 15 juin – pour remettre en place des animaux. À l’hiver 2023-2024, la région pourrait ensuite passer à une deuxième étape: instaurer un vide sanitaire synchronisé. D’initiative professionnelle, le plan Adour avait consisté à interdire la présence de tous les palmipèdes entre le 15 décembre 2022 et le 15 janvier 2023 dans les 68 communes les plus denses du Sud-Ouest. Accompagné par des aides financières de l’État, ce plan a permis de limiter l’épizootie à une quinzaine de cas dans les élevages du Gers, des Landes et des Hautes-Pyrénées, contre plus de 220 en Pays de la Loire.
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