Interviewé le 27 février à l’occasion de sa visite au Salon de l’agriculture, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a proposé que la police de l’environnement soit rattachée au ministère de l’Intérieur. «La police de l'environnement serait mieux chez les gendarmes, qui ont l'habitude du monde rural, qui ont l'habitude avec le monde agricole», a-t-il déclaré au micro de RTL. Tout en précisant qu’il s’agit de sa «proposition personnelle», et non de la «position du gouvernement». La police de l’environnement est actuellement assurée par l’Office français de la biodiversité (OFB), placé sous la double tutelle des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture. Le garde des Sceaux était interrogé sur la suppression de l’OFB, réclamée par une partie de la droite et par la Coordination rurale. M. Darmanin s’y est dit opposé: «Il faut qu’il y ait une police de l'environnement. La question, c’est où et comment doit fonctionner cette police de l'environnement.» Par ailleurs, le ministre de la Justice a annoncé que, «à partir sans doute du mois prochain», les agriculteurs entendus dans le cadre d’une enquête seront auditionnés dans leur exploitation, et non plus à la gendarmerie ou au commissariat. «Une convention va être faite avec l’ensemble des forces de l’ordre et avec l’OFB», a-t-il précisé.
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