Lors d'un point avec la presse le 15 avril, la FNSEA a présenté le rapport d'orientation qu'elle a rédigé, il y a quelques jours, à l'occasion de son dernier congrès, et qui contient cette année ses propositions aux candidats à la prochain élection présidentielle. Au-delà de la réforme constitutionnelle (suppression du droit de précaution, intérêt général de l'agriculture...) déjà présentée, le syndicat a présenté ses propositions pour les relations commerciales, avec deux idées mises en avant : un « prix d'équilibre » (que la FNSEA ne prévoit pas de proposer dans la loi d'urgence), intégrant «les coûts complets de production», y compris la rémunération, équivalente à « un salaire décent » dont le montant n'est pas précisé. Et des «tunnels de prix» pouvant « exclure ce qui part dans le marché européen et mondial », a expliqué Yohann Barbe, président de la FNPL (producteurs de lait). Comme prévu dans la loi d'urgence, «charge à chaque filière de s'en saisir ou non», a expliqué l'éleveur, qui a répété, après son homologue Luc Smessaert il y a quelques semaines, que certaines filières végétales réfléchissaient à intégrer les dispositions d'Egalim si les «tunnels de prix» étaient étendues à leur production. Pour l'heure, seule la filière viticole, par l'intermédiaire de la Cnaoc (viticulteurs AOC) s'est dite intéressée par le concept, contre l'avis des négociants.
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