A l'occasion d'une conférence de presse le 21 mai, le Modef a indiqué qu'en matière de pesticides, la proposition de loi Entraves était «régression» pour les agriculteurs qui sont «les premiers à s'empoisonner», selon les mots du co-président Frédéric Mazer, Toutefois, dans le cas particulier de l'acétamipride, le secrétaire général Lionel Girardi a indiqué que le syndicat était favorable à une dérogation jusqu'en 2033 pour la noisette, dont il est producteur en Lot-et-Garonne, arguant d'un faible effet sur les pollinisateurs selon lui pour cette production, et d'une absence d'alternative de biocontrôle avant plusieurs années. Ce même agriculteur s'est également positionné sur le stockage de l'eau, opposant d'un côté les «lacs collinaires», nombreux dans son département et profitant d'un écoulement «naturel» des eaux, aux «méga-bassines» qui «pompent directement dans les nappes», un «contre-sens» selon lui qui propose plutôt de «pomper directement dans les nappes» pour éviter toute évaporation. Le co-président Frédéric Mazer a ajouté ensuite que ces ouvrages de stockage devraient «servir aux cultures vivrières» et non aux cultures destinées majoritairement à l'exportation.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : relance du guichet d’aide à la distillation de crise
FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un…
Loup : en commission, les sénateurs réécrivent la copie des députés
Le 17 juin, les sénateurs de la Coméco ont procédé à une large réécriture de l’article 14 du projet de loi…
Lactalis réclame 15 000 € après une manifestation devant une laiterie de Haute-Saône
Après un déversement de fumier par des adhérents de la FDSEA et des JA devant la laiterie Lactalis de Loulans-Verchamp…