Lors d’une réunion avec le Conseil national de la restauration collective (CNRC) le 1er avril, le gouvernement a présenté une circulaire signée par le Premier ministre donnant des indications aux acteurs de la restauration collective pour répercuter l’inflation subie par leurs fournisseurs, a-t-on appris le 4 avril. Cette réunion a également été l’occasion de «réaffirmer que l’État sera exemplaire dans la réouverture des contrats pour absorber les hausses», a précisé le cabinet du ministre de l’Agriculture à Agra Presse. Si la puissance publique peut «fournir des outils dont les collectivités peuvent se saisir», les collectivités territoriales restent cependant «libres de définir leurs priorités politiques», rappelle le ministère. Un groupe de travail économique et juridique – réunissant des représentants de l’État, des collectivités et des acteurs de la chaîne alimentaire – a été constitué pour évaluer la façon dont les tarifs peuvent évoluer sans que les restaurants collectifs ne se mettent en insécurité juridique. Car, «dans les marchés publics, les prix sont intangibles», souligne Marie-Cécile Rollin, la directrice du réseau Restau’Co. Les restaurants collectifs devront donc faire jouer «la clause d’imprévision» pour «indemniser» leurs fournisseurs.
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