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Ecophyto 2018 1 000 fermes de démonstration de bonnes pratiques d’ici le second semestre

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Avant les premiers résultats du suivi du plan Ecophyto 2018 attendus pour l’automne, la direction de l’alimentation du ministère de l’Agriculture a voulu mettre en avant trois actions qu’elle estime « bien engagées ». Parmi celles-ci, la diffusion des bonnes pratiques se fonde sur un réseau de fermes de démonstration. « Il s’agit d’apporter la preuve que c’est possible. De faire la démonstration de l’efficacité de certaines pratiques et de faire tache d’huile », a expliqué Pascale Briand, la directrice générale de l’alimentation, le 28 juin. Ces fermes vont passer de 200 à 1 000 d’ici le second semestre. Les autres leviers incitatifs sont l’épidémiosurveillance et la professionnalisation.

Pour réussir le plan Ecophyto 2018, qui prévoit « si possible » une diminution de 50 % de l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2018, la direction de l’Alimentation du ministère de l’Agriculture mise sur la pédagogie et « l’effet d’entrainement ». La direction de l’alimentation du ministère de l’Agriculture a voulu mettre en avant trois actions qu’elle estime « bien engagées ». Parmi celle-ci, la diffusion des bonnes pratiques se fonde sur un réseau de fermes de démonstration. « Il s’agit d’apporter la preuve que c’est possible. De faire la démonstration de l’efficacité de certaines pratiques et de faire tache d’huile », a expliqué Pascale Briand, la directrice générale de l’alimentation, le 28 juin.
« Evidemment, il faut montrer suffisamment sérieusement que ces bonnes pratiques agricoles, comme les rotations, sont viables économiquement », a-t-elle ajouté. Ce réseau est déjà opérationnel sur près de 200 exploitations agricoles dans 14 régions. L’objectif est d’atteindre environ 1 000 fermes au second semestre 2010, lesquelles seraient renforcées par un réseau d’expérimentation. L’avantage pour les agriculteurs participant au réseau est d’avoir un ingénieur mis à leur disposition, financé par l’augmentation de la redevance sur les pollutions diffuses qui a rapporté 20 millions d’euros en 2010 contre 14 millions d’euros en 2009.

Savoir pour mieux raisonner les apports

Deuxième levier : l’épidémiosurveillance, par le biais des bulletins de santé du végétal (BSV) qui « permettent aux agriculteurs de connaître la situation phytosanitaire du territoire, limitant ainsi le recours aux produits phytopharmaceutiques ». « Plus de 1 500 bulletins de santé du végétal ont déjà été publiés », a fait savoir Pascale Briand. Plus de 2 700 observateurs agissent sur le terrain. « Notre travail est de mettre tout le monde autour de la table », résume la directrice. Il est vrai que ces observateurs sont d’horizons divers : chambres d’agriculture, instituts techniques, coopératives. « Il faut créer des cercles vertueux », a-t-elle conclu. La troisième action concerne la professionnalisation avec le certificat Certiphyto. A terme, tout professionnel utilisateur de phytos devra détenir un Certiphyto. Ce certificat atteste d’un socle de connaissances relatives à la bonne utilisation des produits phytosanitaires. Plus de 12 000 stagiaires ont déjà suivi une formation et 23 000 sont attendus avant décembre 2010. A terme, 800 000 personnes devraient être formées.

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