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10 % des gaz à effet de serre de l’UE dus à l’agriculture

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L’agriculture compte pour environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre de l’UE à 25 et en est la deuxième source après l’énergie (qui constitue 81 % de ces émissions), selon Eurostat. L’office statistique européen note toutefois que ces rejets d’origine agricole ont baissé de 6 % entre 1999 et 2003 alors qu’ils étaient restés stables entre 1994 et 1999.

L’agriculture peut également contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre via une production accrue d’énergies renouvelables : entre 1993 et 2003, la consommation de biomasse dans l’UE25 a augmenté de 47 % et compte pour 4 % du total de la consommation intérieure brute d’énergie.

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Les bovins au banc des accusés32 % du gaz à effet de serre produit par l’agriculture provient de la fermentation entérique des animaux d’élevage, 20 % des  effluents d’élevage et 48 % des sols agricoles, selon Eurostat. Dans le secteur de l’élevage, le cheptel bovin est responsable de 84 % des émissions de gaz à effet de serre d’origine intestinale (contre 11 % pour les ovins) et pour 35 % de celles générées par la gestion des effluents d’élevage dans l’UE15 (36 % pour les porcins). Si elles ne représentent que 7 % du cheptel, les vaches laitières produisent à elles seules un tiers des émissions dues à la fermentation entérique et un sixième de celles provenant des effluents. Les ovins sont responsables de 11 % des émissions générées par la fermentation entérique. Les porcins constituent, avec les bovins, l’autre source importante d’émissions de gaz à effet de serre imputables à la gestion des effluents d’élevage, soit 36 % de l’ensemble de ces émissions dans l’UE15. Les émissions de protoxyde d’azote interviennent pour 27 % dans la production de gaz à effet de serre dus au traitement des effluents.

Réduction du cheptel, progression des énergies renouvelables

La réduction des gaz à effet de serre d’origine agricole s’explique principalement par la diminution du cheptel (-6 % dans l’UE à 25 entre 1995 et 2004) et la baisse de l’utilisation des effluents d’élevage en tant qu’engrais dans la plupart des États membres. À long terme, la baisse de la consommation de combustibles fossiles et l’utilisation croissante des énergies renouvelables et de la cogénération sont considérées comme les principaux moyens rationnels et durables de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans l’UE à 25, la consommation de biomasse est passée de 46,8 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 1993 à 68,8 millions tep en 2003, alors que la consommation de biocarburants liquides est passée de 38 000 tep à 2,1 millions tep, selon Eurostat.