Abonné

Fromages 100 millions de mieux sur l’excédent commercial

- - 3 min

Malgré une conjoncture laitière compliquée, la fabrication française de fromages progresse de 1,8 % en 2004. Cette tendance contribue fortement à l’excédent commercial agroalimentaire indique « Agreste Primeur » dans son numéro de novembre. Le solde des échanges avec l’Allemagne s’améliore en 2004. Globalement, l’excédent commercial s’est amélioré de 100 millions d’euros en 2004.

«De vache, de chèvre ou de brebis, frais ou surtout affinés, toutes les productions de fromages s’accroissent en 2004 », souligne Agreste Primeurde novembre 2004 consacré aux produits laitiers en 2004. L’amélioration concerne en premier lieu les fromages affinés, dont les fabrications stagnaient ou régressaient ces dernières années. Dans le peloton de tête on trouve les productions de fromages de chèvres qui, après une année 2003 favorable, s’accroissent encore de 5,2 %. Les productions de pâtes pressées non cuites augmentent de 3,9 %. Les fabrications de pâtes pressées cuites se développent de 3,5 % avec des résultats favorables pour l’emmental et dans une moindre mesure, le comté. La plus faible progression des fromages de vache, + 0,3 % est celle des fromages frais « qui bénéficient pourtant depuis des années du marché le plus dynamique ».

1,5 milliard d’euros d’excédent

La croissance des productions de fromages s’appuie « pour l’essentiel » sur les marchés extérieurs, indique Agreste Primeur. En 2004, les fromages contribuent pour 1,5 milliard d’euros à l’excédent commercial agroalimentaire soit 100 millions de mieux qu’en 2003. En 2004, les ventes de fromages à l’étranger atteignent 2,2 milliards d’euros et les achats moins de 750 millions. Les producteurs français vendent pour 640 millions d’euros de fromages de vache à pâte molle, pour 600 millions d’euros de pâtes pressées, pour 380 de fromages frais.

Les importations concernent les pâtes pressées, même si leur valeur a diminué depuis 2003, puis les fromages frais.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L’Allemagne est le premier partenaire de la France pour les exportations et les importations de fromages. Les exportations vers l’Allemagne atteignent 572 millions d’euros en 2004 et les importations se chiffrent à 209 millions d’euros. En deuxième position des pays importateurs des fromages français, on trouve « l’Union économique belgo-luxembourgeoise » pour 368 millions d’euros. Les échanges avec les Pays-Bas demeurent déficitaires, mais dans une moindre mesure qu’en 2003.

Priorité aux Etats-Unis et à la Suisse

Les ventes de fromages hors UE atteignent 410 millions d’euros en 2004, soit moins de 20 % des exportations. Elles partent en priorité aux États-Unis et en Suisse.

Par ailleurs, en 2004, les fabrications de laits liquides conditionnés augmentent de 1,2%. Elles avaient diminué de 2 % en 2003. La baisse de production de beurre et de poudres de lait traduit en partie la maigre collecte laitière, souligne Agreste Primeur. Les fabrications de beurre reculent de 5,1 % après 4,5 % en 2003. Le déficit des échanges extérieurs qui atteint 230 millions d’euros s’aggrave. Les fabrications de poudres de lait reculent pour la deuxième année consécutive, avec toutefois un solde excédentaire de 400 millions d’euros.