Cécile Bassot, commissaire au Sial pour la 6e année consécutive, promeut son organisation et explique les raisons qu’a une entreprise d’être présente au Sial Paris, et celles qui peuvent la pousser à préférer les Sial à l’étranger. Elle déplore la trop faible présence des entreprises du secteur des produits de la mer.
Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, Cécile Bassot, en commissaire efficace, explique qu’une PME française a de multiples raisons d’avoir un stand au Sial : être visible sur le marché, toucher le grand export, montrer ses innovations, rencontrer des partenaires européens, parfois tout cela à la fois… Pour elle, l’avantage qu’offre le Sial Paris, par rapport aux salons européens du même type, est la présence de visiteurs de pays du Maghreb et du Moyen-Orient.
Quant aux trois antennes du Sial à l’étranger, elle explique qu’elles ont une vocation plutôt régionale alors que le salon parisien a une vocation très internationale. Les entreprises qui se rendent dans l’un des trois Sials à l’étranger ont une démarche d’approche aboutie dans ces régions, elles s’y sont déjà intéressées, les études ont prouvé le bien-fondé de leur démarche. Elles se rendent à Montréal, par exemple, pour trouver des contacts, précise-t-elle.
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L’Europe, destination privilégiée
Le plus dynamique de ces petits Sial est précisément celui qui se tient à Montréal, suivi par celui de Chine, lui-même suivi par le Sial Mercosur, dont le succès est soumis aux aléas économiques de la région. Le Sial Paris continue tout de même à être très international car l’Europe, principalement depuis son élargissement, est une destination privilégiée pour les exportateurs d’aliments du monde entier. Le Brésil par exemple, qui montre un très fort dynamisme, principalement avec ses viandes, fait de l’événement parisien un moment fort de sa promotion.
Si Cécile Bassot estime que les secteurs de l’alimentaire sont bien représentés, elle déplore : « Le secteur des produits de la mer pourrait être plus présent, il lui manque peut-être encore une dimension commerciale, mais le Sial est à même de la lui apporter ». D’ailleurs, une école de création culinaire se chargera de donner des pistes de réflexion sur l’innovation de ces produits. L’une d’elles montre un crabe tatoué et doté d’un piercing. Une façon constructive de relancer le dynamisme du secteur ?