Pas moins de douze coopératives agricoles se situent dans le classement des vingt premières coopératives françaises en fonction du chiffre d'affaires. C'est ce qui ressort du panorama établi par Coop FR, la structure qui représente l'ensemble des coopératives du pays.
IL Ya les grandes structures de statut coopératif, comme les centres Leclerc, le Crédit agricole, le Crédit mutuel, et puis les entreprises coopératives agricoles. Douze d'entre elles figurent parmi les 20 leaders, dans le classement des 100 premières que Coop FR vient de publier selon la taille du chiffre d'affaires. Coop FR est l'organe de représentation de l'ensemble du mouvement coopératif français et auquel adhère la CNMCCA (Confédération nationale de la mutualité, du crédit et de la coopération agricoles). Les coopératives agricoles qui figurent dans ce peloton de tête sont InVivo, Tereos, Terrena, Sodiaal, Vivescia, Agrial, Axéréal, Triskalia, Cooperl, Cecab, Even et Limagrain. Devant elles, Leclerc, Crédit agricole, Système U, Banques Populaire (BPCE), Crédit Mutuel caracolent en tête. De tailles comparables figurent surtout des coopératives de détaillants (Astera, Sogiphar, Gedex) ou de services (Selectour).
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Le classement établi par Coop FR montre une progression du chiffre d'affaires des coopératives françaises très nette depuis 2004, et atteignant 298 milliards d'euros en 2012 contre 288 milliards en 2010. La part des coopératives dans l'emploi salarié en France est de 4,5%, soit 1,07 million, contre 4,4% en 2010 et 4,2% en 2008. Parmi les dix plus grandes coopératives, sept ont créé plus de 23 000 emplois depuis 2010. Les 100 plus grandes, globalement, ont maintenu depuis deux ans leur emploi qui avait augmenté jusqu'en 2010. De nouvelles formes coopératives apparaissent, comme par exemple les coopératives d'habitants. « La forme coopérative est en mesure de se développer dans toute forme d'activité », explique Jean-Claude Detilleux, président de Coop FR. Celui-ci attend et suit de très près les résultats de la future loi sur l'économie sociale et solidaire. Il espère, à ce sujet, que « de nouveaux moyens de financement seront disponibles pour les coopératives ». Benoit Hamon, estime-til, « a pris conscience qu'il n'y a pas de texte de loi nouveau sans financement à la clé ».